Billets, écrits

Au loin des silhouettes familières me font signe
Elles sourient sous leurs frimousses
Radieuses d'avoir suivi le temps dans sa course
L'été sans elles, voilà bien la pire des guignes.

août 2015

Je lâche prise Tu es la seule histoire que je désire Tu m'as délivré des prisons à démolir Tu es le mandala de ma vie, mes prières non apprises

Vingt ans que je faisais le même rêve
Je me suis questionné en profondeur
Régulièrement j'en discutais
Le fait d'en parler
Le songe s'est inversé


Un jour exténué je me suis endormi
A l'heure précise de ces échanges
Pour une courte trêve
Je replonge dans une traversée
Me revoici au même point

Du haut de nos positions fortes
De nos victoires dont le prestige est terni
Par les défaites vengeresses, les futilités de l'ennemi banni
Nos fragiles projets sont le dessein de leur créateur qui nous emporte.

Les fers des géantes ne tarderont pas à se mêler
A la boue, les temps commencent à se défiler.
Il m'a fallu jusqu'ici trouver ma voie sans manquer d'équilibre
Descendre à la mer, sans m'abandonner à l'emprise, retourner à l'air libre.