Par Stéphane ARRAMI publié le 8 février 2019, entièrement révisé et augmenté en août 2026. (+ guide GEO 2026)
Vous pensez avoir tout bien fait pour référencer votre site WordPress ? Attention aux erreurs qui peuvent vous coûter cher, et qui ont changé depuis 2019.
J’ai répertorié ici les erreurs classiques que je constate encore aujourd’hui sur des sites WordPress qui, comme les autres CMS, ne sont pas optimisés de facto pour le référencement. Cette édition 2026 corrige plusieurs points devenus obsolètes (Google My Business a été rebaptisé Google Business Profile, Universal Analytics a fermé en juillet 2023 au profit de GA4, Core Web Vitals a remplacé FID par INP en 2024) et ajoute une dimension qui n’existait pas en 2019 : le GEO (Generative Engine Optimization), c’est-à-dire l’optimisation de vos contenus pour qu’ils soient compris, repris et cités par les moteurs génératifs, ChatGPT, Perplexity, Copilot, Gemini et les AI Overviews de Google. Le SEO classique reste le socle : le GEO s’y ajoute, il ne le remplace pas.
De nombreux réglages sont à effectuer sur WordPress. Il est d’abord important de choisir le bon plugin SEO. Dans votre check-list de vérifications, vous aurez à supprimer les contenus et balises dupliquées, à structurer vos contenus en clusters thématiques, optimiser vos articles et vos images, relier votre site aux réseaux sociaux, travailler vos ancres et votre maillage interne, vos données structurées, votre sitemap XML… et désormais, rendre vos contenus « citables » par une IA.
Les 30 erreurs les plus courantes en SEO WordPress
- Utiliser un thème non optimisé pour le SEO et la performance. Un thème lourd, mal codé ou truffé de scripts inutiles pénalise directement vos Core Web Vitals (LCP, INP, CLS), désormais des signaux de classement à part entière.
- Laisser
/wp-adminet/wp-login.phpexposés sans protection : pas de double authentification (2FA), pas de limitation des tentatives de connexion, pas de renommage de l’URL de connexion. La sécurité globale du site (mises à jour, sauvegardes, pare-feu applicatif) reste un prérequis SEO indirect. - Ne pas respecter les bonnes pratiques de structuration sémantique : un seul
<h1>par page, une hiérarchie de titresHncohérente, un HTML propre et accessible. - Oublier de supprimer la catégorie « Non classé » par défaut et de retirer
/category/du permalien lorsque ce n’est pas pertinent. - Oublier de renommer (ou désactiver) le slug
/author/, surtout sur un site à un seul rédacteur. - Ne pas nettoyer les URL générées à partir de titres accentués ou contenant des caractères spéciaux.
- Utiliser trop de tags, ce qui génère des pages fines et des contenus dupliqués.
- Laisser coexister plusieurs versions de la même URL (avec/sans
www,http/https) sans redirection 301 et sans balise canonique cohérente. - Ne pas tester ses redirections : boucles de redirection, chaînes de redirections, 404 non traitées.
- Empiler plusieurs plugins SEO au lieu d’en choisir un seul et de le maîtriser : Yoast SEO, RankMath, All in One SEO (AIOSEO), SEOPress, The SEO Framework ou Slim SEO. Un seul plugin bien réglé vaut mieux que trois plugins qui se marchent dessus.
- Oublier d’enrichir son site avec les métadonnées Open Graph et Twitter Card, indispensables pour un partage social soigné.
- Ne pas structurer ses contenus en cocons sémantiques / clusters thématiques : une page pilier exhaustive entourée d’articles satellites, reliés entre eux.
- Ne pas créer ou tenir à jour sa fiche Google Business Profile (ex-Google My Business, renommé en 2021) ni de page avis/témoignages sur son site.
- Ne pas suivre ses données analytics. Universal Analytics ayant fermé en juillet 2023, vérifiez que votre site tourne bien sous GA4 (ou une alternative respectueuse du RGPD comme Matomo) et exploitez les rapports de la Search Console.
- Ne pas envoyer un sitemap XML à jour, ou oublier d’en exclure les pages inutiles (pages fines, archives sans valeur).
- Ne pas utiliser la Google Search Console pour suivre l’indexation, les Core Web Vitals et les erreurs d’exploration.
- Ne pas être en HTTPS intégral : ressources encore appelées en
http, contenu mixte non corrigé. - Ne pas utiliser le bon fuseau horaire, ce qui décale les dates de publication et certaines données structurées.
- Utiliser des réglages de permaliens non recommandés (identifiants numériques, structures d’URL trop profondes).
- Ne pas prêter attention aux archives du blog (auteur, date) qui génèrent souvent du contenu fin ou dupliqué à désindexer.
- Ne pas travailler l’intention de recherche et des mots-clés pertinents, y compris la longue traîne et les requêtes conversationnelles/questions, de plus en plus dominantes avec la recherche vocale et l’IA.
- Ne pas optimiser les images et les PDF : poids des fichiers, formats modernes WebP/AVIF, texte alternatif descriptif et naturel.
- Ne pas construire un maillage interne suffisant : viser 5 à 10 liens contextuels pertinents par article.
- Ne pas mettre à jour régulièrement son site : dates, statistiques et exemples datés nuisent à la fraîcheur perçue du contenu.
- Oublier de traduire son thème et ses extensions : page 404, page de recherche ou formulaires encore affichés en anglais sur un site francophone.
- Ne pas vérifier les balises
hreflangsur les sites WordPress multilingues. - Oublier de corriger les titres et métadonnées dupliqués sur la pagination (
/page/2/, etc.). - Surcharger son site de plugins, ce qui multiplie les requêtes HTTP et dégrade les Core Web Vitals.
- Ne pas limiter le nombre de catégories, au détriment d’une arborescence claire et d’un maillage efficace.
- Ne pas exploiter les données structurées Schema.org (Article, FAQPage, HowTo, BreadcrumbList, Product…) pour obtenir des extraits enrichis — et, désormais, pour aider les moteurs génératifs à comprendre votre contenu.
Bonus 2026 : les erreurs GEO qui vous rendent invisible pour l’IA
Le SEO optimise votre position dans les résultats de recherche classiques ; le GEO optimise vos chances d’être cité, résumé ou recommandé par une IA générative. Les deux logiques se recoupent largement (structure, autorité, contenu de qualité) mais le GEO ajoute des exigences propres.
- Rédiger des paragraphes qui n’ont de sens qu’en contexte. Une IA générative extrait des blocs de texte hors de leur page : chaque section doit pouvoir répondre seule à une question précise, sans dépendre du paragraphe précédent.
- Ne pas structurer son contenu en formats « citables » : FAQ, comparatifs, définitions, listes numérotées, tableaux. Ce sont les formats que les moteurs génératifs reprennent le plus facilement.
- Négliger les signaux E-E-A-T (Expérience, Expertise, Autorité, Fiabilité) : auteur identifié avec une bio complète, exemples vécus, sources citées, mentions légales et page de contact à jour. Les LLM pondèrent fortement les sources tierces et les avis d’experts pour choisir ce qu’ils citent.
- Ne pas publier de fichier
/llms.txtà la racine du site pour indiquer aux robots des IA génératives les pages à privilégier — l’équivalent d’un sitemap pensé pour les LLM. - Ne pas activer un protocole d’indexation rapide comme IndexNow, qui notifie Bing (et donc Copilot) et Yandex dès la publication, au lieu d’attendre un crawl classique.
- Négliger sa présence sur des sources tierces (avis clients, forums, LinkedIn, Reddit, presse spécialisée) : les IA génératives valorisent la mention de votre marque par des tiers autant, sinon plus, que votre propre site.
Prendre du recul
Ne traitez pas cette liste comme un cahier des charges à cocher une bonne fois pour toutes : le SEO WordPress est un chantier continu, et le GEO encore davantage puisque les moteurs génératifs évoluent en permanence. Priorisez d’abord les fondations techniques (sécurité, HTTPS, Core Web Vitals, structure), puis le contenu et le maillage, puis les données structurées et enfin les optimisations GEO qui n’ont d’impact que si les fondations sont déjà solides.
À suivre…
Stéphane Arrami, article publié le 8 février 2019, entièrement révisé et augmenté en août 2026.


