Retour sur ma formation récente au CNFETP de Lyon (Centre National de Formation de L’Enseignement Technique Privé).
Après plusieurs années dans les CFA et écoles, près de dix ans après mon titre professionnel de Formateur d’adultes préparé durant un an au Centre Académique de Formation Continue CAFOC GIPAL rattaché à l’Académie de Lyon, j’ai fait le choix d’aller chercher une reconnaissance formelle de mes compétences pédagogiques cette fois dans le volet éducatif auprès des jeunes.
Mon objectif n’est pas de m’enfermer dans un seul cadre : je veux élargir mon panel, aussi bien comme formateur que comme enseignant ou éducateur, avec un fil conducteur qui me tient à cœur : former des citoyens, et en particulier les outiller face aux enjeux du numérique.
Entre le 19 mars et le 26 juin 2026, j’ai suivi au CNFETP de Lyon le dispositif « Devenir enseignant ou formateur en lycée professionnel ou technologique privé », dans le cadre d’une Préparation Opérationnelle à l’Emploi Individuelle (POEI). L’intitulé officiel du parcours cible le lycée professionnel, mais le cœur de ce qu’il fait travailler : construire une progression sur un an ou plusieurs années et niveaux, gérer un groupe, s’appuyer sur un cadre réglementaire, mobiliser le numérique. C’est exactement ce qu’on attend d’un formateur en CFA face à des apprentis. Je partage ici ce parcours, non pas pour raconter une parenthèse, mais parce qu’il constitue aujourd’hui une base concrète sur laquelle je m’appuie : je suis opérationnel, et je le suis parce que ce parcours l’a vérifié point par point.
Un parcours sélectif, pas un simple stage
Intégrer cette formation n’était pas automatique : j’ai été retenu parmi 75 candidats sur le site de Lyon. Ce niveau de sélection change la nature de l’engagement, celui du centre de formation comme le mien. Le CNFETP, adossé à l’Enseignement catholique et au dispositif France Travail, prépare spécifiquement à l’enseignement et à la formation en lycée professionnel et technologique privé, avec un cahier des charges précis sur ce qu’un formateur doit savoir faire dès sa prise de poste.
445 heures, dont une vraie immersion en établissement
La formation représentait 445 heures au total, dont 98 heures de stage d’immersion directement en établissement scolaire en Lycée Professionnel ou technologique : pas de la théorie seule, mais une confrontation réelle à des classes, à une équipe pédagogique et à un cadre réglementaire. Quatre objectifs opérationnels structuraient le parcours, et j’ai validé l’ensemble :
- préparer un enseignement complet (progression, séquence, séance, évaluations) ;
- m’adapter à l’environnement scolaire et gérer une classe ;
- respecter les éléments réglementaires du métier ;
- utiliser les outils numériques et les équipements spécifiques à l’enseignement.
Chacun de ces points a été évalué séparément, sur des productions concrètes ou lors de la période d’immersion, et non sur une simple présence en salle.
Une évaluation de fin de parcours sans réserve
Le parcours se conclut par une présentation orale devant jury (30 minutes), portant sur un portfolio de compétences complet : séquences et séances construites, documents d’évaluation, bilan réflexif de la période d’immersion. Sur l’ensemble des critères ( structure de l’exposé, clarté, vocabulaire professionnel, gestion du temps, pertinence du support numérique, pertinence de la problématique, cohérence des documents didactiques, bilan de l’immersion, compétences identifiées, qualité des réponses en entretien, posture réflexive ) le jury a retenu la mention la plus haute : « très satisfaisant ». Le retour écrit du jury résume bien l’esprit de l’oral : « Oral basé sur un support de qualité. La posture est très adaptée. Forte motivation. Des capacités d’analyse réflexive bien démontrées. »
Ce que la responsable pédagogique en retient
Au-delà de la grille d’évaluation, l’appréciation rédigée par E. Lopez, responsable pédagogique du CNFETP, situe bien ce qui s’est joué sur ces quatre mois : « Stéphane est entré en formation avec un grand sérieux et une attitude très consciencieuse. […] Les travaux rendus sont de grande qualité, témoignant de compétences solides, d’une bonne compréhension des attentes et d’un réel souci de rigueur dans ses productions. Un changement de posture notable s’est opéré au cours de la formation […] ce qui lui a permis de gagner en assurance et en pertinence dans ses analyses et ses pratiques. »
Ce que cela change concrètement
Ce parcours ne m’a pas seulement délivré une attestation : il m’a mis, en conditions réelles, face à ce qu’exige le métier de formateur : concevoir une progression, tenir un groupe, respecter un cadre réglementaire, m’appuyer sur le numérique à bon escient. Ce sont précisément les compétences que mobilise un formateur en CFA face à des apprentis, tout comme un enseignant en lycée professionnel ou technologique face à ses classes. Je sors de ces 445 heures avec une certification actualisée de formateur d’adultes et, surtout, avec la conviction, validée par un jury externe, que je suis prêt à occuper ce type de poste dès maintenant.
Je reste disponible pour échanger avec tout CFA, organisme de formation ou établissement à la recherche d’un formateur pour publics en apprentissage ou en enseignement professionnel.



